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ENRAIDIR (S') verbe trans.
Le plus souvent en emploi pronom. à sens passif. Devenir raide. L'articulation s'enraidit et tend à adopter une position de repos, spéciale pour chaque jointure, et qui peut amorcer une déformation vicieuse (Ravault, Vignon, Rhumatol.,1956, p. 6).
Au fig. :
On admire, lorsqu'elles [les différentes parties − exposition, développement, reprise − qui concourent à l'ordonnance du mouvement de sonate, considéré comme type de la forme musicale classique] sont animées par la pensée d'un maître, la magnificence de leur symétrie, qui s'enraidit et se glace, dès que la nouveauté des détails n'en vient plus vivifier l'aspect. Brenet, Dict. pratique et hist. de la mus.,1926, p. 163.
Prononc. : [ɑ ̃ ʀ εdi:ʀ] ou, p. harmonis. vocalique, [ɑ ̃ ʀedi:ʀ]; (j')enraidis [ɑ ̃ ʀ εdi], [ɑ ̃ ʀedi]. Aucune transcr. ds les dictionnaires. Étymol. et Hist. 1remoitié xiies. enredir « se raidir » (Psautier Oxford, p. 238, 17 ds T.-L.) − 1660 (Oudin 2epart. : enroidir); à nouv. 2emoitié xviiies. (Boufflers, 71 ds Gohin, p. 254). Dér. de roit, redde, v. raide; préf. en-*.